mardi 13 novembre 2018

Des jouets, partie 1 : Envies gourmandes

L'étendue des jouets que j'utilise (ou ai utilisé)
Il faut savoir se faire plaisir, j'en suis plus que convaincu. Pour ça il faut donc s'en donner les moyens et c'est ce que j'ai cherché à faire depuis un petit moment déjà.

Au commencement de mes expériences anales il y eu une première commande qui coïncidait avec l'indépendance à laquelle j’accédais grâce à mes études. C'était il y a 10 ans et je vivais cette nouvelle vie comme une première libération. J'allais enfin pouvoir m'adonner à des plaisirs nouveaux, essayer le sexe anal en toute intimité et surtout pouvoir prendre le temps de m'y initier.

J'ai donc commencé avec un petit gode à l'apparence réaliste, couleur chair et dont les dimensions n'étaient pas effrayantes pour un débutant. Les premières fois furent certainement de bonnes expériences, bien que mes souvenirs ne soient pas assez fiables pour que je m'y étende. Cependant je me rappelle que l'excitation était à son comble et que mes premières caresses suffisaient à mon plaisir, d'autant plus que mes fesses apprenant elles aussi, n'acceptaient pas encore de corps étranger sans douleurs. C'est aussi l'inexpérience qui parlait à ce moment là, vouloir aller trop vite vers ce qu'on pense être le summum, la pénétration, quand les légères caresses sont négligées.

Un slip gode basique,
équipé uniquement pour du plaisir en solo
D'autres achats ont suivi, afin de diversifier les plaisirs et surtout contribuant à exciter toujours plus ma curiosité. Je me suis équipé d'un premier chapelet anal, pour profiter d'une stimulation différente. Sentir les (trop) petites perles entrer une à une et ressortir tout aussi progressivement. C'est une nouvelle sensation qui apparu alors et me décida à m'offrir un modèle un peu plus "volumineux".

J'ai aussi décidé de passer à la vitesse supérieure d'un point de vue pénétration. Je ne me souviens plus dans quel ordre les jouets sont arrivés, mais j'ai fait l'acquisition d'un slip en latex avec gode intégré et je m'en suis beaucoup servi. Porté directement ou juste en considérant le gode comme un jouet simple.

J'ai ensuite eu en ma possession un plus gros plug, le plus gros en ma possession à l'heure actuelle, le rose de la photo en tête d'article. D'une largeur de 6 cm c'était un gros pari pour moi et surtout pour mes fesses. J'ai certainement tenter de franchir à ce moment là un énorme cap et c'était un très très gros challenge. En effet j'ai vu un peu gros, me laissant griser par l'excitation. Ce magnifique plug, dur et énorme, n'a en réalité durant cette première période jamais été au bout de son potentiel. J'ai pourtant beaucoup essayé, persévéré mais rien n'y fait à ce moment là. Il remplira son rôle de dilatation anale mais jamais celui de plug, être porté un certain temps grâce à sa forme. Pourtant il me permis d'apprécier une autre facette du sexe anal, la dilatation, puisque cette sensation est encore aujourd'hui pour moi celle qui m'apporte le plus de plaisir.

Restant dans cette recherche de plaisir par la dilatation et souhaitant trouver un entre deux entre mon slip gode et mon plug XL j'ai fini par m'acheter un plug gonflable. Débutant à une taille tout à fait raisonnable il était capable d'atteindre des volumes impressionnant grâce à sa petite poire de gonflage. Il s'agit sans aucun doute du sextoy dont je me suis le plus servi, aujourd'hui encore. Il m'aida à continuer d'explorer les mystères des plaisirs de l'anus. Sa faculté à gonfler à l'envie me permis d'essayer des degrés de dilatations divers tout en ayant la possibilité à tout moment de stopper et de ne pas se retrouver dans la situation plus que gênante d'un passage par l'hôpital. J'ai aussi constaté que se sentir "rempli" était un état tout à fait nouveau, puisque mon plug rose n'arrivait pas à passer, et que c'était là encore une sensation inédite et plutôt (très) plaisante.

Cette première période de jeux sexuels et de découverte intime dura 2 ans et elle me permit d'apprendre à connaître mieux mon corps. J'ai appris à apprécier des pratiques rarement à la portée des hommes hétéros et à comprendre comment s'en servir pour me donner du plaisir. Je vais un peu droit au but dans cet article, ne restant pas dans un langage sobre et feutré mais désignant réellement les pratiques et effets. C'est surtout la première fois que je m’épanche sur mes pratiques en solo et je trouve intéressant d'en parler. C'est une façon pour moi de ne plus garder ça uniquement pour mes souvenirs et ça me permet de mettre des mots. Je me rends vraiment compte en écrivant cet article pour ces deux années de premières pratiques m'ont beaucoup appris et on guidé ma sexualité actuelle dans la voie qui est la sienne.

La dilatation anale est toujours ce qui me fait le plus d'effet aujourd'hui mais je me rend compte aussi que je néglige sans doute des pratiques autres, tel que des simples caresses de mon propre corps, du sexe au fesses. C'est en tout cas une véritable palette que je me suis constitué petit à petit et y revenir, piocher un peu de chaque me stimule toujours autant (rien que de l'écrire...).

mardi 30 octobre 2018

La fin du silence

Un peu plus de 2 ans après mon dernier passage sur ce blog, me revoilà !
Beaucoup de choses ont changés durant tout ce temps. Mes envies, mon approche de ma sexualité et surtout ma vie privée.

Tout en étant toujours très épanoui dans mon couple, cette longue période de silence n'a pas été de tout repos dans ma tête. J'ai fini par me rendre compte que bien qu'aimant énormément le sexe anal je ne pouvais pas vraiment me qualifier de "bi en devenir" (j'y reviendrais plus longuement un peu plus loin).

En effet j'ai fini par comprendre et accepter qu'on pouvait aimer les plaisirs de l'anal tout en étant hétéro, ce qui n'est pas forcément évident pour la majorité des gens, notamment dans mon entourage (bien que personne ne soit au courant de toutes ces histoires). Les préjugés ont la vie dure et un homme aimant se faire pénétrer est bien souvent considéré comme un "pédé" ou au minimum comme une personne peu virile, un peu soumise, détraquée ; au choix en fonction de l'avis de chacun. On ne peut évidemment pas toujours reprocher ces jugements à nos amis, familles, etc lorsqu'ils ne sont pas sensibilisés à d'autres formes de sexualité que celle promue par une certaine "vieille France". La société évolue encore lentement mais on finira par y arriver. Après de là a parler ouvertement de ma conception de la sexualité à tout le monde, on y est pas et on y sera peut-être jamais. Seule ma moitié est dans cette intimité même si là encore tout n'est pas forcément dit.

Quoiqu'il en soit j'ai pris du plaisir quand même durant tout ce temps et j'ai surtout pris le temps de m'équiper plus sérieusement pour mes loisirs sexuels : achats de plugs, de lubrifiants, de poppers...
J'avais déjà un certains nombre de petits (ou moins petits) ustensiles depuis un long moment déjà mais qui étaient à l'abri de tout autre personne que moi. Mais aujourd'hui tout est plus clair, les sextoys sont les bienvenus chez nous, tant pour madame que pour moi-même ! Et pouvoir enfin assumer ses envies ça soulage beaucoup et surtout ça multiplie les possibilités, en couple ou seul.
Je ferais peut-être un autre article à l'occasion, pour parler de ma panoplie voir même créer une série d'articles, mais c'est surtout une opportunité pour moi d'assumer enfin une grosse partie de mes envies dans mon couple et c'est déjà un grand pas dans tout ce que j'évoque sur ce blog depuis le début.

Cette clarification de mes envies a aussi permis d'avancer sur de nouvelles pratiques, que j'avais pu évoquer auparavant sur le blog, mais le pegging est à l'ordre du jour. Bien que le cap ne soit pas encore franchi, le nécessaire est présent : l'envie (de mon côté assurément et pour ma copine ça semble être le cas aussi), le matériel (ceinture et gode sont fin prêt) reste à trouver le contexte adéquat mais pour ça c'est un peu plus complexe.


Ce qui m'a fait commencer ce blog c'était mon besoin de parler, de discuter de mes envies de sexe anal en tant qu'homme hétéro. J'ai fini par me dire que j'étais en train de devenir vraiment bi grâce à mes expériences mais en réalité c'est plus compliqué que je ne le croyais. J'ai toujours envie de sexes masculins mais j'ai fini par comprendre qu'une partie de ces envies pouvaient être absorbées par ma vie de couple et tout un tas de pratiques qu'on a fini par considérer à deux plutôt que de les garder simplement dans un coin de ma tête. Si je précise que j'ai envie de sexe masculin plutôt que d'hommes c'est aussi parce que je ne ressens pas une attirance aussi forte pour les hommes que pour les femmes. Pourtant je crois que je vais retenter ma chance avec un homme, le tout étant de savoir comment. Seul ? Avec ma moitié et un supplément bi ? Avoué ? Inavoué ? Il est en tout cas clair que les possibilités sont plus grandes qu'auparavant, bien que ça puisse la surprendre, ma copine à compris que je pouvais avoir envie d'essayer avec un homme (puisque pour elle je suis encore vierge d'expérience de ce genre). Ensuite entre essayer dans une relation libertine de couple ou de mon côté, on est assez loin d'une réponse pour le moment.

Il est d'autant plus compliqué pour moi de savoir qu'elle sera ma prochaine opportunité que le site grâce auquel j'ai fait mes deux premières expériences a fermé sa partie "rencontre". Vivastreet est en effet tombé et ça ne facilite pas les rencontres lorsque l'on est en recherche de plans culs bi. Il y a bien PlanetRoméo mais qui est vraiment très gay, ce qui ne correspond pas forcément à mes "critères". J'ai plutôt besoin de tomber sur un profil plus proche de moi, hétéro cherchant des expériences "one-shot" plutôt que gay ou vrai bi cherchant des relations potentiellement plus suivies. Il va de soi que j'ai compris qu'il fallait être un minimum sur une certaine longueur d'onde avec un possible plan et que mes précédentes expériences m'ont montrées qu'il ne fallait pas chercher à aller trop vite et à ne penser qu'au travers de pulsions sexuelles.

Ce blog revit en 2018 au travers de cet article, qui est le témoin de l'évolution de ma sexualité, ou plutôt de l'approche que j'en ai désormais seul et dans mon couple. J'espère avoir l'occasion d'y revenir plus régulièrement, pour discuter plus librement encore de mes envies d'hétéro gourmand !

Je vous laisse là-dessus pour le moment.

PS : Je n'ai pas pris le temps de relire ce que j'ai pu écrire précédemment, des répétitions et des contradictions peuvent probablement apparaître mais je considère que chaque article est le reflet de ma pensée à un moment donné, celui-là est donc une façon d'ancrer mes pensées de cette fin 2018.

PS 2 : preuve que les mentalités évoluent, Le Monde parle du pegging ici

lundi 12 septembre 2016

2ème chance...

Et voilà j'ai remis ça!

C'était le 18 juin et si je n'en parle qu'aujourd'hui c'est que l'expérience n'a pas été concluante.


Un mec inexpérimenté, pas forcément à mon goût physiquement et c'est ce qui fait l'échec de cette rencontre.

Ma priorité était clairement de me faire prendre et que ce soit mieux que la fois précédente, loupé. Des difficultés à bander et donc à me pénétrer auront gâché mon plan cul. Une bite pas d'assez bonne taille pour mes goûts, j'ai quand même eu l'occasion d'essayer la sodomie en tant qu'actif mais là encore ce fut un semi-échec.

Autant l'envie était forte, bien que j'étais assez anxieux d'accueillir chez moi, autant le résultat ne souffre d'aucune contestation, je ne me sens absolument pas bisexuel. L'envie des hommes à totalement disparu et je me rend compte qu'il est bien plus simple et excitant de me consacrer à mes relations avec ma copine, en ouvrant la porte au sexe inversé (pegging).

Pourtant en ce début septembre, certaines envies refont surface. J'aime le sexe anal, c'est un fait mais je reste quand même sur ma faim quand à mes relations avec des hommes. J'hésite donc à remettre ça mais ça sera probablement avec un mec ayant déjà une bonne expérience et dont le physique me convient fortement. Ce qui va donc m'amener à chercher peut-être plus vieux.

Pour une belle dernière?...

samedi 7 mai 2016

Les jours passent, les envies restent...

Et se font plus fortes?
C'est probable.

Ne faites pas attention à mes possibles fautes d'orthographe et d'écriture, j'ai tapé cet article comme il me venait sur mon portable et il mériterait sûrement une correction sur ordinateur que je ne lui ai pas encore apporté.

Plus d'un an et demi après avoir eu ma première expérience avec un mec c'est toujours la seule et l'unique, à mon grand regret.
Peser le pour et le contre n'a rien de simple et les envies - la libido en somme - peuvent être assez fluctuant. Pourtant je met tout ce temps à profit depuis ma première fois, je réfléchi, je pense, je salive, je bande, j'y pense encore et encore, je poste des annonces, je vais lire les blogs (les seuls auxquels je sois fidèle ArthurEstef, Quentin Mallet) et tout ça me mène à penser que je peux trouver mon compte là dedans.
Baiser simplement, sans prise de tête, en ayant un peu discuté de ce que je veux et juste repartir tranquille et sans soucis.


Mais ce n'est pas aussi simple que je le croyais, déjà parce que j'ai peur de tomber dans un traquenard et que je veux m'assurer le plus possible que je ne tombe pas dans un sale coup. Et puis je multiplie les touches très sérieuses sans pour autant que ce soit suivi d'effet et ça c'est très frustrant. Alors je ne renonce plus, après avoir eu des pistes chaudes fin mars avant un départ d'un mois à l'étranger, qui se sont soldées à mon retour par des relances sans réponses, je me lance désormais encore plus fort. Je multiplie les annonces, je cherche comment rencontrer sans éveillé de soupçons chez ma moitié, je complète mes différents profils de photos plus ou moins parlante et j'arrête de faire mon difficile (enfin j'essaye).

Finalement devenir bi est un chemin bien plus long que je ne le pensais et bien plus tortueux. Rien de simple mais après tout c'est aussi ça qui met du piquant à l'histoire. Et puis avec le temps j'instille petit à petit de nouvelles idées dans l'esprit de ma moitié et je finirais peut-être par réussir à vivre ce que je veux au grand jour (enfin a son jour à elle). Sans aucun doute ce jour là sera une grande étape mais peut-être aussi une grande délivrance.

mardi 8 septembre 2015

1 an plus tard

Bon réellement on y est pas encore, mais dans 10 jours on pourra arroser ma première expérience avec un mec (ou pas...). Quoiqu'il en soit un an plus tard je veux replonger et je m'y met vraiment. Les prises de contacts se refont, les discussions se lancent et les photos se partagent.


Il va être bien plus simple de relancer la machine, vivant en couple ce n'est pas toujours simple de pouvoir s'éclipser pour aller coquiner entre mecs mais en cette nouvelle année scolaire (et oui les études, encore et toujours) ma moitié doit me laisser seul toutes les semaines et je vais donc en profiter un maximum! Peut-être pour recevoir mais surtout pour être libre de voir qui je veux à peu près quand je veux. Et puis surtout l'excitation qui était en dent de scie, les interrogations, tout ça s'estompe peu à peu et je veux profiter d'une sexualité débridée. Remettre le couvert avec un mec, histoire de comparer déjà et puis me montrer plus ouvert avec ma copine afin d'assouvir mes envies même avec elle (le plus possible évidemment).

Mes envies n'ont pas changés mais j'ai envie d'une expérience complète, être passif encore une fois et devenir actif. Il est vrai que je ne cherche pas vraiment la tendresse d'un mec, ses caresses et autres, c'est plutôt l'excitation du sexe avec un homme qui me mène. Et le sexe anal n'est pas seulement une affaire de gays ou de sexe entre mecs bi/hétéro, pourquoi ne pas se faire plaisir tout simplement. Il est vrai qu'avoir une copine très ouverte d'esprit et aimant le sexe autant que moi aide beaucoup à s'y retrouver l'un l'autre. En espérant avoir de bonnes choses à raconter d'ici peu... ;)